Prononciation de arigatou gozaimasu : comment dire ありがとうございます

Salut, moi c’est Kodak.

 

ありがとうございます (arigatou gozaimasu), c’est le « merci » poli du japonais. Au Japon tu vas l’entendre cinquante fois par jour, et tu vas devoir le dire au moins autant.

Le souci, c’est que lu avec des réflexes français, arigatou gozaimasu donne à peu près « arigatou gozèmass ». Ton interlocuteur finit par comprendre, mais il lui faut une seconde de trop. Trois automatismes se mettent en travers : le ou qu’on lit [u], le ai qu’on lit [ɛ], et l’accent qui tombe tout seul sur la fin du groupe.

La bonne nouvelle, c’est que ces trois réflexes se corrigent en une séance. Le reste de la phrase ne contient aucun son vraiment difficile pour un francophone.

Dans cet article :
① prononcer ありがとうございます temps par temps
② pourquoi la fin de arigatou est un o long, et surtout pas « ou »
③ comment dire gozaimasu sans passer par « gozème »
④ le son qui s’efface à la fin, et pourquoi ce n’est pas un problème
⑤ la différence entre arigatou et arigatou gozaimasu
⑥ les erreurs typiques des francophones et comment s’en débarrasser

 

Kodak

L’expression du jour, c’est ありがとうございます !

En romaji : arigatou gozaimasu. Mais oublie tout de suite la lecture française de ces lettres.

Le japonais ne frappe aucune syllabe plus fort que les autres. Il enchaîne des temps de durée égale, comme un métronome :

a-ri-ga-to-o go-za-i-ma-su

 

Comment prononcer arigatou gozaimasu ?

Japonais : ありがとうございます
Hiragana : ありがとうございます
Romaji : arigatou gozaimasu
Sens : merci / merci beaucoup
Approximation à la française : a-ri-ga-tô-ô go-za-i-mass

 

J’écris volontairement avec un accent circonflexe plutôt que tou : c’est le seul moyen d’empêcher ta bouche de partir sur le [u] français. Cette approximation reste un point de départ, rien de plus.

 
Donc je dis a-ri-ga-TOU go-ZÈ-mass ?
Kodak
Presque tout est à revoir dans cette version ! Le tou n’est pas « tou », le zai n’est pas « zè », et rien n’est accentué. On reprend chaque morceau.

 

Découpage de ありがとうございます : a-ri-ga-to-u go-za-i-ma-su

Le japonais ne compte pas en syllabes mais en mores : des unités de durée à peu près égale. En pratique, un kana vaut un temps.

あ・り・が・と・う
a・ri・ga・to・u
5 mores

ご・ざ・い・ま・す
go・za・i・ma・su
5 mores

 

Soit dix temps au total :

あ|り|が|と|う|ご|ざ|い|ま|す
a|ri|ga|to|u|go|za|i|ma|su

 

Un francophone part avec un vrai avantage : le français découpe déjà ses syllabes de façon assez régulière, là où l’anglais en écrase la moitié. Ce qui te trahit, ce n’est donc pas le rythme, c’est la lecture des voyelles.

あ (a) : un « a » bien ouvert

Celui-là, tu l’as déjà. C’est le a de patte, clair et ouvert. Rien à corriger.

り (ri) : surtout pas le « r » français

Premier vrai obstacle. Le r français se fabrique au fond de la gorge : rue, Paris, arriver. Le り japonais se fabrique tout à l’avant, contre le petit bourrelet situé derrière les dents du haut, avec une simple pichenette de la langue.

Si tu prononces り avec ton r habituel, ありがとう devient « aghigatô », et ça s’entend immédiatement.

Le raccourci qui fonctionne : prends le d de cadeau et dis-le très vite, sans appuyer. Tu obtiens un battement déjà très proche du り. Beaucoup de francophones entendent d’ailleurs ce son tantôt comme un l, tantôt comme un d : c’est normal, il est entre les deux.

À viser : une pichenette de langue à l’avant de la bouche
À éviter : le r de Paris, prononcé dans la gorge

が (ga) : dur, et parfois nasalisé

Un g dur comme dans gare, suivi du même a ouvert. Facile.

Un détail va quand même t’intriguer à l’écoute : chez beaucoup de locuteurs, surtout les plus âgés et à la radio, le が situé à l’intérieur d’un mot se nasalise et sonne comme le ng de parking ou de camping. Ce phénomène s’appelle le 鼻濁音 (bidakuon).

Tu n’as pas besoin de le produire : le が dur passe partout et personne ne te reprendra. Mais quand tu entendras « ari-nga-tô », tu sauras que ce n’est pas ton oreille qui déraille.

とう (tou) : le piège numéro un des francophones

C’est ici que tout se joue.

En français, les lettres ou forment un seul son, celui de bijou. On lit donc « arigatou » et la bouche part automatiquement sur « …tou », comme dans caillou.

Or ce う ne se prononce pas « ou ». Il allonge le o qui le précède. とう, c’est un o tenu sur deux temps.

× a-ri-ga-tou (comme caillou)
× a-ri-ga-to (trop court)
○ a-ri-ga-tô-ô

 

Et la longueur n’est pas un détail esthétique en japonais : elle sépare des mots entiers. おじさん (ojisan, « monsieur ») et おじいさん (ojiisan, « grand-père ») ne diffèrent que par ça. Autant prendre le bon pli tout de suite.

 
Je dois faire entendre un « ou » séparé après le « to », alors ?
Kodak
Non, justement. Tu tiens le o plus longtemps, c’est tout. Deux temps sur la même voyelle : to-o. Si un « ou » se glisse à la fin, c’est le réflexe français qui est revenu par la fenêtre.

 

ご (go) : court, cette fois

Après le long ô de arigatou, ご ne dure qu’un seul temps. Ne le tiens pas.

Le contraste entre les deux fait un bon test : si et go durent pareil chez toi, c’est que la voyelle longue n’est pas passée.

ざ (za) : un vrai [z], et c’est cadeau

Le z de zéro ou de maison, suivi du a ouvert. Les anglophones se battent des semaines avec ce son ; toi, tu l’as déjà en stock.

Seule consigne : ne le laisse pas glisser vers un s. ざ n’est pas さ.

い (i) : un temps à part entière

Deuxième piège français, aussi vicieux que le premier. En français, ai se lit [ɛ] : maison, j’aime, faire. On lit « gozaimasu » et il en sort « gozèmasu ».

En japonais, ざ et い sont deux temps séparés, et le い garde toute sa valeur de i.

ざ・い
za・i
deux mores distinctes
× « zè »   × « zaïe »   ○ za-i

 

Ce n’est pas non plus la diphtongue anglaise de eye. Deux temps, deux voyelles nettes, enchaînées mais pas fondues l’une dans l’autre.

ま (ma) : rien à signaler

Le m de ma, le a ouvert, un temps. On enchaîne.

す (su) : le son qui s’éteint

Le す final compte pour un temps plein. À l’oral pourtant, en japonais standard, le u qui suit le s devient très faible, parfois quasi inaudible : c’est ce qu’on appelle le dévoisement.

Tu connais déjà le phénomène sans le savoir. C’est exactement ce qui arrive au e de table ou de quatre quand tu parles vite : la lettre est là, la bouche fait le geste, mais presque rien ne sort.

Prononciation appliquée :
ma-su

Prononciation courante, à vitesse normale :
mass

 

Attention quand même : « éteint » ne veut pas dire « supprimé ». La bouche forme toujours le す. Et surtout, ne remplace pas ce u par le [y] français de tu : le う japonais n’arrondit pas les lèvres. Garde-les détendues, presque étirées, comme pour un e muet.

 

Le bon rythme de ありがとうございます

En français, l’accent tombe sur la dernière syllabe du groupe rythmique. On dit « merci beauCOUP », « c’est genTIL », « à demAIN ». Ce réflexe est tellement automatique qu’on l’applique au japonais sans s’en rendre compte : « arigatou gozaiMASS ».

Le japonais, lui, répartit le temps également sur les dix mores. Aucune n’est mise en avant, y compris la dernière.

Quatre étapes d’entraînement

Étape 1 : un kana à la fois
あ|り|が|と|う|ご|ざ|い|ま|す

Étape 2 : par petits groupes
あり|がとう|ござい|ます

Étape 3 : deux blocs
ありがとう|ございます

Étape 4 : vitesse normale
ありがとうございます

 

Kodak
Ne cherche pas la vitesse au début. Garde les dix temps bien séparés, puis rapproche-les petit à petit. Un rythme juste et lent passe infiniment mieux qu’un rythme rapide et faux.

 

Où tombe l’accent dans arigatou gozaimasu ?

Nulle part, au sens où tu l’entends.

Le japonais standard ne joue pas sur l’intensité mais sur la hauteur : certaines mores sont plus aiguës, d’autres plus graves. C’est un accent de hauteur, pas de force. Pour un francophone, la conséquence pratique tient en une phrase : ne pousse sur rien.

・Ne prononce aucune syllabe plus fort que les autres.
・N’accentue ni RI, ni , ni ZAI.
・Ne monte pas la voix sur la fin, comme le ferait un groupe rythmique français.
・Imite la mélodie d’un enregistrement natif plutôt que ta lecture des lettres latines.

 

La mélodie varie selon les régions, la place du mot dans la phrase et le débit. Inutile de l’exagérer. Voyelles nettes, longueurs respectées, rythme régulier : avec ça tu es compris partout.

 

« arigatou », « arigatō » ou « arigato » : quelle orthographe ?

Les trois circulent dans les manuels et aucune n’est fausse. Elles ne notent simplement pas la même chose.

arigatou
Reproduit les kana ありがとう lettre à lettre. La graphie la plus fidèle à l’écriture japonaise, mais aussi celle qui piège les francophones à cause du ou.

arigatō
Le trait au-dessus du o note la voyelle longue. La plus honnête sur le plan des sons.

arigato
Version simplifiée très répandue en français. Défaut majeur : elle fait disparaître la longueur, donc l’information la plus utile.

 

 
Si j’écris « arigato », je dois quand même allonger le o ?
Kodak
Oui. L’orthographe latine ne change rien au japonais. Le mot reste ありがとう, avec son ô long.

 

Les erreurs les plus fréquentes chez les francophones

Erreur 1 : lire « tou » comme dans caillou

× a-ri-ga-tou
○ a-ri-ga-tô-ô

La plus répandue, et la plus rapide à corriger. Le う allonge le o, il ne le remplace pas. Si tu ne devais retenir qu’un point de cet article, ce serait celui-là.

Erreur 2 : accentuer la fin du groupe

× arigatou gozaiMASS
○ a-ri-ga-tô-ô go-za-i-ma-su

Le vieux réflexe de l’accent final français. Répartis le temps de façon égale et laisse la fin retomber au lieu de la propulser.

Erreur 3 : le り avec le r de la gorge

« Aghigatô » se repère à dix mètres. Cherche la pichenette de langue à l’avant de la bouche, du côté du d de cadeau prononcé très vite.

Erreur 4 : « ざい » qui devient « zè »

ざ et い sont deux temps. « Gozèmasu » n’existe pas. Marque une légère séparation : go-za-i-ma-su.

Erreur 5 : couper net après « mass »

Le u final peut être presque muet, mais le mot ne s’arrête pas brutalement pour autant. Termine le geste de す au lieu de trancher la phrase au couteau.

Erreur 6 : le « u » prononcé [y]

L’excès inverse : sortir un u français bien rond, comme dans tu ou lune. Le う japonais se fait lèvres relâchées, jamais arrondies. « Gozaimasü » sonne aussi étranger que « gozaimass » sonne bâclé.

Pour s’entraîner :
go-za-i-ma-su, lèvres détendues

En parole naturelle :
le u final s’éteint tout seul, sans que tu aies à le forcer.

 

Que veut dire arigatou gozaimasu ?

ありがとうございます est une manière polie de remercier. Selon le contexte, on traduira par :

・Merci.
・Merci beaucoup.
・Je vous remercie.

 

Le mot vient de l’adjectif ありがたい (arigatai), qui décrivait à l’origine ce qui est rare, difficile à obtenir — donc précieux. Dire ありがとう, c’était à peu près dire « ce que tu viens de faire n’allait pas de soi ». ございます vient ensuite hausser le niveau de politesse.

 
Du coup gozaimasu, ça veut dire « beaucoup » ?
Kodak
Non, et c’est une confusion très courante. ございます est la forme polie de ある, « il y a, exister ». Il n’ajoute pas de quantité, il ajoute de la déférence. Pour dire « merci beaucoup », on met plutôt どうも ou 本当に devant.

 

arigatou ou arigatou gozaimasu ?

ありがとう
Familier à neutre. Avec les amis, la famille, les camarades de classe, les gens que tu connais bien.

ありがとうございます
Poli. Avec un client, un professeur, un collègue, un inconnu, une personne plus âgée, et dans toutes les situations de service.

 

En cas de doute, prends la version longue. Trop poli ne choque personne ; pas assez poli, si.

手伝ってくれて、ありがとう。
Tetsudatte kurete, arigatou.
Merci de m’avoir aidé.

ご親切にありがとうございます。
Go-shinsetsu ni arigatou gozaimasu.
Merci de votre gentillesse.

 

arigatou gozaimashita : prononciation et différence

ありがとうございました (arigatou gozaimashita) est la forme au passé. On l’emploie quand l’action, le service, le cours ou la rencontre sont terminés.

ありがとうございます
Pour ce qui est en train de se faire, ou qui vient tout juste d’être fait.

ありがとうございました
Pour ce qui est fini : on remercie en sortant de la boutique, à la fin du cours, en refermant la porte.

 

Côté prononciation, deux mores viennent s’ajouter à la fin :

あ・り・が・と・う|ご・ざ・い・ま・し・た
a-ri-ga-to-u|go-za-i-ma-shi-ta

 

Le し se prononce « chi », comme le début de chic, et surtout pas « si ». Le た, lui, reste court.

今日はありがとうございました。
Kyou wa arigatou gozaimashita.
Merci pour aujourd’hui.

ご来店ありがとうございました。
Go-raiten arigatou gozaimashita.
Merci de votre visite dans notre magasin.

 

Exemples naturels avec arigatou gozaimasu

ありがとうございます。
Arigatou gozaimasu.
Merci.

本当にありがとうございます。
Hontou ni arigatou gozaimasu.
Merci vraiment beaucoup.

どうもありがとうございます。
Doumo arigatou gozaimasu.
Merci beaucoup.

いつもありがとうございます。
Itsumo arigatou gozaimasu.
Merci pour tout, comme toujours.

教えていただき、ありがとうございます。
Oshiete itadaki, arigatou gozaimasu.
Merci de me l’avoir expliqué.

ご連絡ありがとうございます。
Go-renraku arigatou gozaimasu.
Merci de m’avoir contacté.

お待ちいただき、ありがとうございます。
O-machi itadaki, arigatou gozaimasu.
Merci d’avoir patienté.

 

Comment sonne arigatou gozaimasu à vitesse normale

Dans une vraie conversation, les sons s’enchaînent plus souplement que dans la version manuel scolaire. Rien d’inquiétant : c’est la même différence qu’entre « je ne sais pas » et « chais pas ».

À l’entraînement :
a-ri-ga-to-u|go-za-i-ma-su

En parole enchaînée :
arigatô gozaimasu

Ce que ton oreille va capter :
arigatô gozaimass

 

Attention à ne pas en tirer la mauvaise conclusion. « Naturel » ne veut pas dire « avaler des sons au hasard » ni « remplacer les voyelles japonaises par des voyelles françaises ». Le rythme, lui, reste japonais du début à la fin.

Kodak
Apprends d’abord la forme complète, proprement. Le u final s’allégera tout seul quand tu prendras de la vitesse. Ce serait une erreur de partir directement d’une graphie raccourcie.

 

Peut-on raccourcir arigatou gozaimasu ?

Oui, et les Japonais ne s’en privent pas. Mais chaque version courte a son étiquette sociale, et les mélanger est le meilleur moyen de mettre quelqu’un mal à l’aise.

ありがとうございます
Poli, valable partout. Ton pari le plus sûr.

ありがとう
Familier et chaleureux, entre gens qui se connaissent.

どうも
Un « merci » expédié. Pratique quand on récupère sa monnaie, léger voire un peu sec dans d’autres situations.

あざす / あざっす
Argot, très relâché. Entre copains ou entre collègues du même âge, jamais avec un supérieur.

 

ありがとう、助かったよ。
Arigatou, tasukatta yo.
Merci, tu me sauves.

Pour un apprenant, la règle est simple : ありがとうございます par défaut, ありがとう avec les proches. Le reste s’apprend à l’oreille, en observant qui l’utilise avec qui.

 

FAQ sur la prononciation de arigatou gozaimasu

Comment prononce-t-on arigatou gozaimasu ?

En dix mores de durée égale : a-ri-ga-to-u go-za-i-ma-su. La partie tou se prononce comme un o long, et le u final de masu devient très faible à vitesse normale.

On écrit arigato ou arigatou ?

Les deux se rencontrent. Arigatou suit les kana ありがとう, arigatō note la voyelle longue avec un trait, et arigato est une simplification. La prononciation japonaise, elle, ne change pas.

Faut-il prononcer le U de arigatou ?

Pas comme un « ou » français. Ce う allonge le o qui le précède : tu tiens la même voyelle sur environ deux temps.

Faut-il prononcer le U de gozaimasu ?

Il fait partie du mot, mais il est souvent dévoisé en japonais standard, un peu comme le e de table quand on parle vite. Travaille d’abord la forme complète ma-su, l’allègement viendra ensuite.

Où tombe l’accent dans arigatou gozaimasu ?

Le japonais fonctionne avec un accent de hauteur, pas d’intensité. N’appuie sur aucune syllabe, et surtout pas sur la dernière comme le veut le réflexe français. Rythme régulier, voyelles nettes, ô long dans arigatou.

Pourquoi j’entends parfois « aringatô » ?

C’est le が nasalisé, le 鼻濁音, fréquent chez les locuteurs plus âgés et dans les médias. Il sonne comme le ng de parking. Tu peux très bien garder le が dur.

Est-ce que arigatou gozaimasu est formel ?

C’est poli, ce qui n’est pas tout à fait la même chose. Ça convient au quotidien : avec un client, un professeur, un collègue, un inconnu, une personne plus âgée.

Quelle est la différence entre arigatou gozaimasu et arigatou gozaimashita ?

Gozaimasu est la forme non passée. Gozaimashita s’emploie une fois l’action, l’événement ou le service terminés.

Je peux dire arigatou gozaimasu à un ami ?

Oui, mais ça sonnera très poli, voire un peu cérémonieux, parfois avec une pointe d’ironie affectueuse. Entre proches, arigatou est plus naturel.

 

Récapitulatif : bien prononcer arigatou gozaimasu

● En japonais
ありがとうございます

● En romaji
arigatou gozaimasu

● Rythme
a-ri-ga-to-u|go-za-i-ma-su — dix temps égaux

● Le point le plus important
Le とう de ありがとう est un o long. Ce n’est jamais le « ou » de caillou.

● Le deuxième piège
ざい se dit za-i, en deux temps. Jamais « zè ».

● Le す final
Son u peut s’éteindre presque complètement, mais la more reste là. Lèvres détendues, pas de [y] français.

● L’accent
Aucun. Surtout pas sur la dernière syllabe, comme le voudrait le réflexe français.

● Sens et registre
ありがとうございます, c’est le « merci » poli, valable dans la quasi-totalité des situations.

 

 
Si je ne dois retenir qu’une seule chose ?
Kodak
Dix temps — あ・り・が・と・う・ご・ざ・い・ま・す — et le o de arigatou bien tenu. Rien que ça, et ta prononciation fait un bond énorme !

 

Références

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